Pleurette et innovation


Pleurette se veut être une entreprise innovante. Cette particularité se retrouve dans notre premier lieu de production sur le MIN de Lomme (cœur logistique du frais au Nord de France). Nous y avons déposé des containers maritimes recyclés en champignonnière totalement automatisés. Dans ceux-ci nous cultivons des pleurotes BIO gris, jaunes et roses.

Ensuite, elle se retrouve dans nos substrats car nous utilisons des résidus urbains et agricoles peu ou sous valorisés. Elle se retrouve également dans la méthode de fabrication de ces substrat. En effet, nous évitons la pasteurisation et la stérilisation coûteuse en énergie. Au niveau du champignon frais, nous étudions les possibilités de l'améliorer, de manière naturelle, au niveau de ses bien faits pour notre santé.

Enfin, nous créons de nouveaux produits bio et végétariens à partir de parties de champignons qui, à l'heure actuel, ne sont pas valorisées dans la profession. Vous l'aurez compris, Pleurette est innovante pour la santé de la planète et de ses locataires...et ce n'est que le début !


Pleurette et tradition


Pleurette veut s'intégrer dans les traditions du Nord. C'est pourquoi elle a implanté son deuxième lieu de production dans un lieu emblématique du Nord, les Catiches où elle y fait pousser principalement des shiitake, ryngii et nameko.

Les catiches, terme typique de la région de Lille, sont d'anciennes carrières d'exploitation souterraine de craie. Le procédé d'exploitation consistait, à partir de la surface, de creuser un puits en l'évasant progressivement jusqu'à donner la forme d'une bouteille à cette cavité créée. A la fin de l'exploitation, le goulot était scellé par une voûte en encorbellement en pierres sèches qu'on recouvrait d'une dizaine de centimètres de terre. De ce fait, à la surface on ne voit aucune trace de ces catiches, de ces sous-terrains. Ce type d'exploitation commença dès l'époque romaine et connut un apogée aux XVIIe-XVIIIe siècles pour disparaître au XXe siècle. Ces sous-terrains ont été réutilisés dès le XIXe siècle pour y cultiver des champignons mais aussi l'ancêtre de l'endive, la barbe de capucin.

Descendant à 12 mètres de profondeur pour cueillir ses champignons, Pleurette a décidé de se lancer l'année prochaine dans la production d'un des légumes typique du nord et bientôt disparu, la barbe de capucin à feuille lisse qui se cultive traditionnellement depuis plus de 100 ans dans des catiches. Après l'agriculture urbaine, Pleurette se lance dans l'agriculture suburbaine! Et oui, tout le monde en agriculture urbaine pense à cultiver sur les toits ou les murs des bâtiments, Pleurette, elle cultive dans les cavités créés par l'homme pour construire ces bâtiments.


Nous valorisons ainsi ce résidu en le transformant en deux produits de grand intérêt :

de délicieux champignons locaux & de l’amendement pour les sols.


Ce projet va bien plus loin que de produire et de consommer localement un produit super frais. Un projet de ce type permet aussi de créer de l’emploi, réinsérer des personnes socialement grâce à un travail qui a du sens, recréer du lien social en fédérant divers acteurs, régénérer les sols, protéger l’environnement et réduire les émissions de CO2 par les circuits courts. Tout cela grâce à l’application des principes de l’économie circulaire et de la troisième révolution industrielle.

Ce projet nous permettra également de sensibiliser les personnes, et surtout les enfants, à l’environnement et montrer qu’il est possible, par l’économie créative et l’innovation sociale, de réduire les résidus et de créer de l’activité durable non-délocalisable. Enfin, ce projet démontre qu’il est possible en étant créatif, même en temps de crise, de transformer des coûts, des pollutions, des problèmes et des résidus en solutions, en activités sociales, en nouveaux modèles d’affaire et en activités économiques soutenables.

Nous démontrons ainsi que notre monde regorge d’opportunités au moins autant que de résidus.